Mars 1977, mars sanglant : rétrospective

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Il faut s’interroger : pourquoi Barthelemy Kikadidi fut tué au lieu d’être arrêté ? Le général Ngoulelondele a le devoir d’éclairer les congolais.

En janvier 1978, la cour révolutionnaire ouvre le procès de 42 personnes accusées de complicité dans l’assassinat du président Marien Ngouabi. Le capitaine Barthelemy Kikadidi, en fuite depuis le 18 mars 1977, est abattu à Mpissa (Bacongo) par un commando dirigé par le père de l’actuel ministre de sport (Hugues Ngouelondele), le général à la retraite Ngouelondele Mongo.

Dans les années 80, sous la première présidence de Denis Sassou Nguesso, Ngouelondele Mongo fut le chef des services spéciaux congolais, également responsable de la mort de nombreux Kouyou d’Owando lors de la traque de Pierre Anga. Les Kouyou gardent un souvenir amer de l’offensive militaire d’Owando du 04 septembre 1987. La population de cette ville fut torturée pendant la traque du capitaine Anga par l’actuel colonel de police Zacharie Mboubeka, spécialiste de la torture évoluant à l’époque à la sécurité d’état (sous les ordres de Ngouelondele Mongo). Lui et ses compagnons André Akouala et Sébastien Pio notamment ont torturé de nombreuses personnes lors de cette traque qui ressemble en tous points à ce que vivent les populations du Pool dans la traque du pasteur Ntoumi. Aujourd’hui Zacharie Mboubeka ci-dessous) a été récompensé avec des galons de colonel et un poste de directeur de la police de Nkayi dans la Bouenza.

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De nombreux congolais ignorent que le capitaine Barthelemy Kikadidi fut assassiné par un commando dirigé par le général Ngouelondele Mongo, mais interrogeons-nous. Pourquoi avait-il tué ce capitaine ?

Ngouelondole détient une partie du secret de la mort du président Marien Ngouabi. Il a été l’aide de camp et l’officier d’ordonnance du président Marien Ngouabi, attaché militaire naval et de l’air près l’ambassade du Congo en France de 1975 à 1977 ; puis en 1977, directeur général de la sécurité d’Etat jusqu’en 1991. Il a donc occupé ce dernier poste sous les présidents Jacques Joachim Yhombi Opango et Denis Sassou Nguesso. Enfin Ngouelondele a été chef d’état-major particulier du président Pascal Lissouba de 1993 à 1995. Cet homme a la réputation d’être un champion de crimes qui ne laissent aucune trace mais plus pour longtemps. Les témoignages sont là et c’est plutôt dans son intérêt de passer aux explications. Il est âgé et devrait profiter de ces moments qui lui restent pour soulager sa conscience et tutoyer la rédemption avant de passer de vie à trépas.

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Infitrado

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