Business – L’agriculture contractuelle lancée

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L’agri-business est une opportunité pour les paysans. Les femmes sont encouragées à s’y intégrer. Agriculture contractuelle. Un terme pas encore très connu à Mada­gascar mais qui est devenu en vogue actuellement. Ce type d’agriculture s’affiche comme une opportunité pour les femmes, d’après le ministère de l’Agriculture et de l’élevage (MPAE), lors d’une conférence au Palais de Sports Mahamasina, samedi. « On parle d’opportunité dans l’agri-business, quand les femmes peuvent produire des ingrédients dont la population a vraiment besoin. On commence à véhiculer l’agriculture contractuelle que certaines paysannes adoptent déjà. Il ne s’agit plus d’une société qui utilise des personnes sur le terrain mais plutôt d’une coopérative de paysans qui signent un contrat auprès des entreprises. À chaque fois que la coopérative produit des fruits ou des légumes, l’entreprise transformatrice les achète », explique Bebe Razaiari­manana, directeur général de l’administration, de la programmation du budget, auprès du MPAE. Même si le ministère promeut cette agriculture contractuelle, les paysans sont toujours appelés à faire confiance aux entreprises. « L’agriculture contractuelle se développe bien actuellement. Il existe quand même des problèmes dans ce secteur car nous avons constaté que certains paysans abusent de la confiance des entreprises. Les produits sont achetés par des démarcheurs. Dans ce cas, les entreprises peuvent porter plainte car le contrat stipule que seules les entreprises bénéficient des produits des paysans. Actuellement, les entreprises concernées n’ont pas encore porté plainte mais négocient avec les coopératives », ajoute-t-elle. Appui aux femmes Les projets et programmes jouent un rôle primordial dans les entreprises et chez les paysans. Le ministère appuie les paysans à travers des projets et programmes. Ceux-ci assurent la relation entre les producteurs et les opérateurs sur le marché dans la gestion des besoins. Les initiateurs des projets poussent les coopératives paysannes à adhérer à l’agriculture contractuelle. Il faut souligner que l’État fournit en intrant les paysans. Certains d’entre eux méritent d’être soutenus. « Nous devons identifier leur réel besoin pour que l’octroi aille dans le bon sens. En tout cas, nous essayons d’encadrer les paysans pour qu’ils deviennent indépendants dans leurs activités et qu’ils ne dépendent plus de l’État », précise Bebe Razaiarimanana. Les femmes s’intègrent dans l’agri-business. Trois cent trente-deux opérateurs producteurs dont 30 à 100 % des bénéficiaires dans chaque opérateur producteur, sont des femmes. Vingt-sept associations féminines regroupent trois cent quatre-vingt-onze bénéficiaires femmes et jeunes femmes dans les secteurs suivants : sisal, culture maraîchère, porciculture, fruits, vannerie, aviculture, riz irrigué et haricot. Certaines associations commencent à utiliser les réseaux sociaux pour passer les commandes en semence. Mamisoa Antonia  

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